L'Express: Des prix favorables demandés pour Internet

 
Célébration de l'Halloween oblige, c'est déguisé qu'une trentaine de militants de l'Association of Community Organizations for Reform Now (ACORN) s'étaient donnés rendez-vous à Ottawa puis Gatineau à quelques heures d'intervalle jeudi.
 
Le but? Manifester une nouvelle fois contre la réglementation excessive selon eux des compagnies de télécommunication Bell, Rogers, et Telus, le tout à travers la campagne nationale «Accès numérique aux opportunités».
 
L'organisme, habituellement spécialisé dans la défense des locataires de logements abordables à Ottawa, exige toujours un taux de 10 $ par mois pour Internet à haut débit et des ordinateurs subventionnés pour toute personne au Canada vivant sous le seuil de la pauvreté.
 
«C'est un problème qui touche tout le monde, même des résidents de la région de la Capitale nationale», estime l'une des membres Diane Rochon.
 
Les membres de l'association aiment d'ailleurs rappeler que selon une enquête de Statistiques Canada (2010), quelque 97% des ménages dans le quartile supérieur de revenu de 87,000 $ ou plus avaient accès à Internet à la maison, comparativement à 54% des ménages du quartile inférieur de 30,000 $ ou moins.
 
Une «fracture numérique» qui exclut selon eux les personnes à faible revenu et les familles.
 
Selon Mme Rochon, les entreprises canadiennes n'ont fait aucun progrès. «Les plans internet les moins chers sont toujours à environ 40 $ par mois. Nous avons essayé de parler aux compagnies, dont Bell, mais ils ne nous écoutent pas.»
 
***
 
Article by Sébastien Pierroz for L'Express