Le Droit: Manifestation pour une hausse du salaire minimum en Ontario

 
Posted January 20, 2014
 
Le groupe ACORN a manifesté vendredi devant les bureaux du député d'Ottawa-Centre et ministre du Travail de l'Ontario, Yaser Naqvi, pour demander au gouvernement de fixer le salaire minimum à 14$ l'heure.
 
Une trentaine de personnes ont défilé devant les bureaux du centre-ville d'Ottawa durant plusieurs minutes. Des représentants ont ensuite rencontré M. Naqvi pour discuter du salaire minimum.
 
«Je travaille dans un hôpital, où je veille sur les patients. Je suis payée au salaire minimum et je ne gagne pas suffisamment d'argent pour faire vivre mes enfants, payer le loyer, le chauffage et l'électricité», a déclaré une manifestante, Grace Igbinedion.
 
«Il nous faut un meilleur salaire minimum. À 10,25$, on ne peut pas vivre décemment», d'ajouter la manifestante.
 
Selon les responsables de ACORN, le gouvernement libéral de l'Ontario a gelé le salaire minimum depuis quatre ans et il a refusé de participer à un forum sur le sujet en décembre dernier.
 
Le ministre «surpris»
 
Le député Naqvi s'est dit surpris de voir défiler des gens devant son bureau. «La rencontre avec les représentants d'ACORN était prévue, alors j'ai été surpris qu'on organise aussi une manifestation», dit-il.
 
«Mais de toute façon, notre gouvernement veut dépolitiser la question du salaire minimum en nous assurant qu'il est équitable et prévisible. Lorsque nous avons pris le pouvoir, en 2003, le salaire minimum n'était que de 6,85$ l'heure, car le gouvernement conservateur l'avait gelé durant neuf ans. Nous l'avons augmenté et il a atteint 10,25$ en 2010 et j'ai demandé, en juin dernier, la formation d'un panel d'experts sur la question. Ce panel a consulté les citoyens, les syndicats et les employeurs. Son rapport sera bientôt rendu public et nous prendrons une décision.
 
«Les travailleurs veulent que le salaire minimum soit juste et équitable, alors que les employeurs tiennent à ce qu'il soit prévisible. Notre but est de trouver une solution qui satisfasse les deux parties», a expliqué le ministre.
 
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CHARLES THÉRIAULT pour Le Droit