Le Droit: ACORN manifeste pour augmenter le salaire minimum

Posted February 18, 2014

Le salaire minimum est-il trop ou pas assez élevé en Ontario? Pendant que des groupes communautaires demandent publiquement une hausse, des regroupements d'entreprises font pression sur le gouvernement pour empêcher qu'elle se produise.
 
L'organisme ACORN du secteur Carlington à Ottawa a manifesté samedi devant le Toys 'R' Us du chemin Merivale. Ils dénoncent la corporation et les autres membres du Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) pour leur opposition aux hausses du salaire minimum.
 
«Ils font des gros profits quand même, les dirigeants reçoivent des bonus et ils ne veulent pas donner un salaire décent aux travailleurs», estime la présidente d'ACORN-Carlington, Diane Rochon.
 
Nous n'avons pu joindre le CCCD ce week-end. Sur le registre du lobbyisme ontarien, on en apprend toutefois davantage sur leurs motivations.
 
«(Nous souhaitons) faire connaître nos inquiétudes sur les impacts de la hausse du salaire minimum. Aucun emploi n'est créé lorsqu'on augmente le salaire minimum. Nous devons contrôler nos dépenses dans un monde où les ventes ne vont pas en augmentant», peut-on y lire.
 
Jean-Paul Parrot, ex-président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, était présent à la manifestation d'ACORN. Il n'adhère pas aux arguments de compétitivité soulevés par l'industrie. «On veut rivaliser avec qui? Les enfants qui travaillent dans des usines à des salaires de misère? (Un salaire minimum bas), ça donne peut-être des emplois, mais ce ne sont pas de bons emplois.»
 
Pas dans la bonne direction
 
À la fin du mois de janvier, le gouvernement de Kathleen Wynne a annoncé que le salaire minimum passerait de 10,25$ de l'heure à 11$. Mme Rochon croit qu'il s'agit d'une bonne nouvelle, mais elle demeure sur son appétit. Son organisation et elle demandent toujours qu'il soit augmenté à 14$ de l'heure.
 
«Pourquoi des gens qui travaillent à temps plein n'arrivent pas à subvenir à leurs besoins? C'est une forme d'esclavage moderne de ne pas payer les gens d'une façon décente et de les garder en mode survie.»
 
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Article by Julien Paquette for Le Droit